
Sans l’accord du Conseil d’administration de la Gécamines et en l’absence totale d’appel d’offres, le Directeur général Placide Nkala a lancé des travaux de rénovation de sa résidence n°1640, sise sur le boulevard Kamanyola. Des travaux attribués discrètement, de gré à gré, à l’entreprise One Builders, dirigée par un entrepreneur réputé proche du Novotel.
Un montage qui, selon plusieurs observateurs, relève du scandale absolu : les travaux auraient été surfacturés à plus de 300 %.
Alors que les premières évaluations tournaient autour de 350 000 $, l’entrepreneur a stupéfié tout le monde en déposant une facture vertigineuse de 1 122 767,50 $.
Un gouffre financier, au moment même où l’ancien Ministre de la Justice croupit en prison pour avoir simplement changé la destination d’un fonds sans jamais en avoir détourné le moindre centime.
Pendant ce temps, certains semblent bénéficier d’une impunité totale, manipulant des marchés publics au mépris flagrant des lois et des règles de gouvernance.
Ironie du sort : cette résidence avait déjà été rénovée trois ans plus tôt pour accueillir le Chef de l’État lors de ses premières visites à Lubumbashi. Pourquoi une seconde rénovation aussi coûteuse ? Pourquoi dans la précipitation ? Pourquoi sans appel d’offres ?
Plus grave encore, l’entreprise SIMCO, filiale de la Gécamines, qui as effectuer des paiements anticipés pour ce chantier. Aujourd’hui, elle réclame à la Gécamines un remboursement astronomique de 2 409 410,69 $.
Un montant qui dépasse l’entendement, révélant une gestion pour le moins chaotique voire prédatrice des finances publiques.
Ce dossier, marqué par le gré à gré systématique, les surfacturations monumentales et l’absence totale de transparence, porte un sérieux coup à la crédibilité de la Gécamines. Une entreprise censée être l’un des piliers économiques du pays se retrouve une fois de plus noyée dans les soupçons, les pratiques opaques et les décisions unilatérales
Le Tonnerre